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La dyspareunie : cette douleur durant les rapports sexuels !

La dyspareunie, terme médical utilisé pour désigner les douleurs ressenties par les femmes lors d’un rapport sexuel.

Les types de dyspareunies

Il existe principalement deux types de dyspareunies chez la femme :

  • les dyspareunies superficielles, ou dyspareunies d’intromission, lorsque la douleur se manifeste à proximité ou au niveau de l’orifice du vagin ou au niveau vulvaire en début de pénétration
  • les dyspareunies profondes, en cas de douleurs pelviennes, c’est-à-dire de douleurs ressenties dans la région du pelvis, incluant le bas ventre et la zone génitale. Elle est considérée comme profonde lorsque la douleur est ressentie dans le fond du vagin, voire jusque dans le bas-ventre, quand le pénis touche le fond du vagin.

On pourrait également distinguer une dyspareunie primaire et une dyspareunie secondaire.

  • L’on parle de dyspareunie primaire lorsque la douleur est présente depuis toujours.
  • L’on parle de dyspareunie secondaire lorsque la douleur est survenue après une période plus ou moins longue de rapports sexuels non douloureux.

L’origine de la dyspareunie dans les couples ?

Les causes d'origine physique

Les causes d’origine physique peuvent être :

  • des cicatrices ou déchirures périnéovaginales
  • certaines opérations gynécologiques, notamment lors d’une hystérectomie, une ablation de l’utérus 
  • l’endométriose, qui est caractérisée par la formation de muqueuse utérine en-dehors de l’utérus 
  • des anomalies du plancher pelvien, c’est-à-dire des troubles au niveau des muscles, des ligaments et des tissus de la région du pelvis 
  • infections gynécologiques, parmi lesquelles figurent les mycoses vaginales, comme la candidose vaginale, ou certaines IST, comme la gonorrhée 
  • inflammations dont celles affectant la vulve (vestibulite), la vessie (cystite), l’urètre (urétrite), les trompes utérines (salpingite) ou le vagin (vaginite) 
  • Réactions allergiques à une mousse ou à un gel appliqué dans un but contraceptif ou à un préservatif contenant du latex.
  • des infections virales telles que l’herpès vaginal, des cicatrices, une hypertrophie des petites lèvres, etc
  • varices au niveau de la région pelvienne , tumeur pelvienne 
  • une radiothérapie au niveau du bassin, de l’abdomen ou de la racine des cuisses ; ou encore du vagin , pouvant altérer son élasticité et provoquer des cicatrices, rendant la zone qui entoure le vagin plus petite et plus courte
  • les myomes de l’utérus
  • la rétroversion de l’utérus (orienté vers l’arrière, provoquant des douleurs pendant le coït dans certaines positions uniquement)
  • les kystes ou infections ovariennes
  • Traumatismes de la sphère génitale
  • Contraction involontaire des muscles vaginaux (vaginisme)
  • malformation congénitale (comme une paroi vaginale anormale) ou un hymen gênant la pénétration du pénis
  • Sécheresse vaginale 

Le vagin n’est pas correctement lubrifié pour le rapport sexuel. Cette lubrification inappropriée pourrait être  due à des préliminaires insuffisants.

Aussi, avec l’âge, la muqueuse vaginale s’affine et s’assèche du fait de la diminution des taux hormonaux en œstrogènes, une affection que l’on appelle vaginite atrophique. Une sécheresse vaginale peut également être observée au cours de l’allaitement, et même durant la ménopause du fait de la diminution des taux d’œstrogènes.

La prise d’antihistaminique pourrait également en être la cause.

 

Les causes d’origine psychique

Parmi les causes d’origine psychique, on distingue :

  • une tension nerveuse, notamment en cas de stress ou d’anxiété 
  • un manque d’excitation qui conduit à une sécheresse vaginale 
  • une sensation de peur, notamment lors de la peur de la douleur ou de la crainte d’une grossesse non désirée 
  • un traumatisme antérieur, qui peut faire suite à une mauvaise première expérience sexuelle ou à un traumatisme sexuel
  • La colère ressentie à l’encontre du partenaire sexuel, la crainte de l’intimité , une image négative de soi-même ou le sentiment que la douleur ne partira jamais tendent à faire empirer la douleur.

Les manifestations de la dyspareunie

Lors de la dyspareunie, les douleurs peuvent notamment se manifester par :

  • des sensations de brûlures, de piqûres ou de coupures 
  • des picotements. 
  • des démangeaisons 
  • des contractures spasmodiques.

Le trouble peut être accompagné de pertes de sang, de sécrétions vaginales anormales et d’odeurs fortes des zones génitales.

Comment se fait la prise en charge ?

La prise en charge de la dyspareunie est fonction de la cause. Il est recommandé de rencontrer une sage femme ou un gynécologue en cas de douleurs ressenties durant les rapports sexuels pour une éventuelle consultation et une prise en charge adéquate.

Le traitement passe par :

  • une psychothérapie, notamment en cas d’expériences traumatiques 
  • un traitement médicamenteux, notamment lors d’infections gynécologiques 
  • une substitution hormonale, notamment lors de la ménopause 
  • de traitements homéopathiques, notamment en cas d’anxiété 
  • une opération chirurgicale, notamment en cas d’endométriose.

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