Maladies gynécologiques

L’endométriose

L’endométriose est une maladie qui se caractérise par la présence en dehors de la cavité utérine de tissu semblable à l’endomètre qui subira, lors de chacun des cycles menstruels ultérieurs, l’influence des modifications hormonales.

Les lésions d’endométriose peuvent également se répandre dans différents organes (intestin, vessie, ovaire…). Ce qui peut  ainsi  provoquer de vives douleurs pendant les règles, pendant les rapports sexuels, mais également des troubles urinaires et digestifs.

Il en existe différents types parmi lesquels :

  •  l’endométriose superficielle (ou péritonéale) qui désigne la présence d’implants d’endomètre ectopiques localisés à la surface du péritoine,
  •  l’endométriose ovarienne : l’endométriome ovarien est un kyste de l’ovaire caractérisé par son contenu liquidien couleur chocolat,
  •  l’endométriose pelvienne profonde (ou sous-péritonéale) correspond aux lésions qui s’infiltrent en profondeur à plus de 5 mm sous la surface du péritoine.

Cette dernière peut toucher typiquement les ligaments utérosacrés (50 % des cas), le cul-de-sac vaginal postérieur (15 %), l’intestin (20-25 %), représenté majoritairement par la face antérieure du rectum et la jonction recto-sigmoïdienne. Sans oublier la vessie (10 %), les uretères (3 %) et au-delà de la cavité pelvienne, le sigmoïde, le côlon droit, l’appendice et l’iléon terminal pour les localisations les plus fréquentes.

Les facteurs de risques de l’endométriose

Actuellement, personne ne peut expliquer pourquoi certaines femmes sont atteintes de cette maladie. Néanmoins, on distingue trois hypothèses qui pourraient coexister :

  • les menstruations rétrogrades : ici, les « fuites » de sang et de fragments d’endomètre sortent par les trompes au cours des règles.

L’élimination des menstrues par le col de l’utérus et le vagin serait insuffisante. Ce qui engendrerait le passage du sang contenant des fragments d’endomètre dans l’abdomen par les trompes (dont l’extrémité proche des ovaires est ouverte pour recevoir les ovules). Ces fragments se fixeraient ensuite sur les organes de l’abdomen. 

Néanmoins, cette hypothèse ne peut pas complètement expliquer l’apparition de cette maladie. 

En effet, les menstruations rétrogrades sont observées chez 90 % des femmes, sans provoquer d’endométriose chez la grande majorité d’entre elles.

  • Selon une autre hypothèse, des cellules endométriales pourraient passer dans la circulation sanguine ou la lymphe et migrer ailleurs.
  • L’hypothèse dite « métaplasique » .

Dans ce contexte, des cellules du péritoine (la membrane qui soutient les organes de l’abdomen) pourraient spontanément se transformer en cellules de l’endomètre, sans qu’on en connaisse les causes, ceci parfois sous l’influence de facteurs génétiques et environnementaux

Le diagnostic de l'endométriose

Les principales manifestations cliniques sont les douleurs abdominales et l’infertilité.

Au terme d’un interrogatoire médical, le gynécologue prescrit donc une échographie du bassin pour rechercher des lésions d’endométriose. Parfois, il prescrit une échographie transvaginale ou transrectale, voire une IRM, lorsque la première échographie ne parvient pas à expliquer l’ensemble des symptômes.

Les complications de l’endométriose ?

La principale complication associée à cette maladie gynécologique est l’infertilité.

Simplement parce que la présence de tissu cicatriciel au niveau des trompes de Fallope réduit considérablement les chances de fécondation.

La femme en cas de grossesse, pourrait également être exposé à une grossesse extra-utérine.  Surtout que l’endométriose constitue un facteur de risque de grossesse extra-utérine.

Endométriose : quelle prise en charge ?

La prise en charge repose sur :

  • l’intervention chirurgicale : L’opération chirurgicale consiste à enlever les différentes adhérences tissulaires et à retirer les différentes parties touchées lorsque cela est envisageable.

Cette intervention est généralement privilégiée aux traitements médicamenteux à base de progestérone. Si Elle ne s’est pas avérée suffisante pour restaurer la fertilité, une stimulation ovarienne sera proposée et, le cas échéant, une fécondation in vitro.

  • La coelioscopie(introduction d’une sonde à fibres optiques dans l’abdomen) va permettre de voir les lésions et de les prélever à la fois dans un but thérapeutique et pour les analyser (= biopsie).  
  • L’IRM(Imagerie par résonnance magnétique nucléaire) est souvent réalisée pour réaliser une cartographie plus précise des lésions. A défaut, le scanner est parfois proposé.

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