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Le syndrome du bébé secoué

Le syndrome du bébé secoué constitue une urgence médicale. C’est une forme de maltraitance.

Il désigne un traumatisme crânien qui survient lorsque l’on secoue violemment un jeune enfant pouvant entraîner des lésions au cerveau.

Les plus touchés par le syndrome du bébé secoué sont les enfants de moins d’un an (et surtout ceux de moins de 6 mois).

1- Quels peuvent être les facteurs favorisant le syndrome du bébé secoué ?

  • Les pleurs excessifs et persistants du nourrisson. Ces pleurs constituent l’élément déclencheur du syndrome du bébé secoué. La personne qui en a la charge se retrouve impuissante ce qui entraîne son irritation.
  • La fatigue
  • La prise de médicaments, la consommation d’alcool ou de drogues
  • Des soucis ou des difficultés financières
  • Le manque de sommeil
  • Des difficultés avec l’entourage ou dans le couple
  • Une santé fragile du bébé.

2 -Quels sont les symptômes d’alerte du syndrome du bébé secoué ?

Immédiatement après le secouement, bébé pourrait manifester les signes et symptômes suivants :

  • des mouvements anormaux ou des convulsions (les bras et les jambes se raidissent ou se mettent à bouger de manière incontrôlable).
  • une somnolence inhabituelle, des troubles de la conscience.
  • une rigidité du corps ou au contraire une perte du tonus.
  • un moins bon contact, une extrême irritabilité, des pleurs inhabituels.
  • des troubles oculaires. Les yeux ont des mouvements anormaux, les pupilles sont de dimensions inégales, l’enfant louche ou ne suit plus du regard.
  • une difficulté à respirer ou des pauses respiratoires.
  • une diminution de l’appétit, un refus de manger ou des vomissements sans raison apparente.
  • une perte des sourires ou du babillage habituels .

3 – Quelles peuvent être les complications relatives au syndrome du bébé secoué ?

Les conséquences sont très graves tant pour l’enfant que pour la famille. Dans la majeure partie des cas, ces conséquences ne sont pas toujours visibles. Concernant l’enfant secoué, nous avons :

  • des hémorragies intracrâniennes (saignement à l’intérieur de la tête, autour du cerveau)
  • des hémorragies rétiniennes (saignement à l’intérieur de l’œil)
  • de l’œdème cérébral (enflure du cerveau) et des dommages aux cellules nerveuses du cerveau
  • des fractures de côtes ou de l’extrémité des os longs (bras, jambes)
  • des fractures du crâne
  • des ecchymoses (bleus) sur la tête ou le corps
  • la paralysie (hémiparésie, hémiplégie, quadriplégie)
  • la cécité
  • l’épilepsie
  • des troubles de l’alimentation
  • des troubles du sommeil
  • des retards de développement (motricité, langage)
  • des déficits cognitifs.

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